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Haut-Uélé : la nomination contestée à la tête du DOT Kibali. Les communautés s'opposent à la candidature d'une femme d'un directeur de Kibali Gold Mines, dénonçant des manœuvres contraires à leurs droits.

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Date de Publication : 1 day ago

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Watsa: Un vent de protestation souffle sur les communautés affectées par le projet Kibali Gold Mines. La raison ? Des informations persistantes font état de tentatives d'imposer une candidate externe à la tête du Dispositif Opérationnel de Terrain (DOT) Kibali, une structure pourtant destinée à représenter leurs intérêts. Selon plusieurs sources, cette femme, issue du Fonds National de Promotion et de Service Social (FNPSS), serait proche de la direction de l'entreprise minière.

Des sources bien informées révèlent que la société Kibali Gold Mines, par l’intermédiaire de son directeur pays, M. Cyrille Mutombo, serait engagée dans des manœuvres visant à imposer l’épouse d’un haut cadre à la tête de cette instance communautaire. Un arrêté préparé dans la plus grande opacité écarterait le candidat légitimement porté par les populations locales. Cette situation alarmante s’accompagne d’allégations troublantes : un financement d’un million de dollars américains aurait été mobilisé pour influencer cette nomination, tandis qu’une somme supplémentaire de quatre millions de dollars serait évoquée pour favoriser l’ascension de la même personne vers un poste stratégique au sein de Kibali.

Les communautés locales rappellent avec fermeté que ce poste-clé doit revenir à l’un des leurs, conformément aux engagements initiaux. Elles dénoncent une confiscation pure et simple de leurs droits de participation et de gouvernance, sacrifiés au profit d’intérêts privés et familiaux.

« Ce que nous dénonçons, ce n’est pas une personne, mais une démarche contraire à l’éthique, à la loi et à l’esprit de justice sociale. Ce poste revient aux communautés. Imposer une personne étrangère à nos réalités, c’est nier notre existence », confie un membre influent de la société civile locale.

Face à cette situation, les appels à la transparence se multiplient. La société civile, les ONG locales et certains acteurs institutionnels exhortent le gouvernement provincial et les ministères concernés à garantir le respect des critères de représentativité et la souveraineté des communautés dans ce processus.

« Si cette nomination est imposée, elle pourrait déclencher une grave crise de confiance entre Kibali Gold Mines et les populations locales, déjà éprouvées par des années de promesses non tenues », met en garde un observateur de la gouvernance locale.

Ce dossier soulève une question fondamentale : celle du respect des droits des communautés affectées par les grands projets miniers. À l’heure où la RDC affirme son ambition de construire un État de droit, toute tentative de favoritisme ou de passage en force risquerait non seulement d’éroder la paix sociale, mais aussi d’entacher durablement la crédibilité des institutions impliquées.


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