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Haut-Uele : La Guerre des Ondes, les Journalistes S'amusent à incendier la Cité, en Rançonnant les politiciens.

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Date de Publication : 1 day ago

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Depuis la fin novembre 2025, une motion de défiance visant le Gouverneur Jean Bakomito Gambu a plongé la scène politique du Haut-Uele dans une turbulente incertitude. Tandis que les institutions cherchent leur voie, une bataille parallèle, aussi virulente qu’insidieuse, fait rage sur un front inattendu : celui des médias. Loin des hémicycles, ce sont les ondes et les colonnes des journaux qui sont devenues le théâtre d’un conflit aux accents dévastateurs.

Emmanuel Inikutiro, activiste du Mouvement Citoyen, étudiant et chercheur à l’université de Kinshasa, fils attentif de sa province, dresse un constat amer. Joint par notre rédaction, il observe avec une profonde inquiétude la métamorphose d’une partie de la presse locale. « Il est proprement déplorable, confie-t-il, d’assister à cette mascarade où certains, s’érigeant en porte-voix, s’évertuent à attiser les braises du conflit entre les institutions et les leaders politiques. Sous couvert d’information, ils jouent avec le feu des divisions. »

Pour l’analyste, cette dérive n’est pas sans motif sordide. « Si ce jeu malsain leur procure quelques gains éphémères, qu’ils sachent qu’ils sont en train de sacrifier l’essentiel : la cohésion sociale de notre province. Chaque article partisan, chaque accusation infondée diffusée sur les ondes ne fait qu’alimenter une crise déjà suffisamment douloureuse pour notre peuple. »

Face à cette situation, Emmanuel Inikutiro lance un appel solennel à un assainissement urgent du paysage médiatique provincial. Il en appelle d’une part au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC). « Le moment est venu de passer un coup de balai salutaire dans les maisons de presse du Haut-Uele. Il faut impérativement vérifier leur conformité légale, la qualification de leurs personnels, la rigueur de leurs contenus et le respect le plus élémentaire de la déontologie dans leur fonctionnement. »

D’autre part, il somme les institutions judiciaires de prendre leurs responsabilités. « La justice doit mettre hors d’état de nuire ces individus qui, se cachant derrière le noble label de journaliste, œuvrent en réalité à perturber l’ordre public et à monter les fils du Haut-Uele les uns contre les autres, guidés par une cupidité sans borne. Il y a une ligne rouge, tranchante comme un couperet, entre la liberté d’expression et le libertinage d’expression. Cette ligne, certains l’ont outrageusement franchie. »

Pour conclure, l’activiste-espoir porte une vision exigeante du rôle de la presse dans une société en quête de stabilité. « Le Haut-Uele n’a pas besoin de mercenaires de l’information, vendant la discorde au plus offrant. Il appelle de ses vœux des journalistes professionnels, artisans de paix et pourvoyeurs d’informations vérifiées, dont le seul combat est la vérité et non l’assouvissement de leurs propres appétits. Le ventre ne doit pas être le moteur de la plume ni du micro. »

Alors que la province reste sous tension, l’interpellation d’Emmanuel Inikutiro résonne comme un avertissement et une lueur d’espoir : avant de panser les plaies politiques, il faudra peut-être commencer par guérir les mots qui les infligent.


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