Acte de Barbarie à Moku : Le Chef de Village Kosia, Monsieur Eliya Dangango Maraka, Victime d’un Assaut Sauvage
Moku, le 25 janvier 2026 – La chefferie de Mari-Minza, généralement réputée pour le respect de ses traditions et la dignité de ses institutions, a été le théâtre, ce dimanche, d’événements d’une violence inqualifiable. Monsieur Eliya Dangango Maraka, chef du village de Kosia, a été la cible d’un acte de barbarie, de vandalisme et de pillage systématique perpétré, selon ses déclarations, par des partisans agissant sous l’égide du chef de chefferie, Monsieur Jacques Mudogi Tsoga.
L’origine de cette tragédie remonte à une tentative de médiation. En effet, le chef Maraka s’était rendu au domicile de Monsieur Chrysostome Bokasa Ngbere, chef du groupement Tumu, afin de solliciter son arbitrage dans un différend foncier l’opposant à son homologue du village voisin de Kerengewu, Monsieur Mbele. C’est au cours de cet entretien que la situation a dégénéré. Le chef Eliya Dangango Maraka exprime son profond étonnement devant le refus du chef de groupement d’examiner sa requête, celui-ci ayant préféré raviver un ancien litige latent les concernant.
La discussion, empreinte d’une tension palpable, aurait basculé lorsque le chef Chrysostome Bokasa Ngbere, apparemment en état d’ébriété, aurait franchi le pas des provocations pour révéler l’existence d’un plan d’assassinat déjà ourdi contre le chef de Kosia. L’altercation qui menaça d’éclater fut heureusement contenue par la sagesse coutumière, ramenant les deux hommes à la raison et au respect de leur lien hiérarchique de « père à fils ». En gage d’apaisement, le chef Eliya Dangango Maraka remit même son téléphone portable à gage chez commerçant voisin, pour lui offrir de la bière en signe de réconciliation.
Cependant, cette trêve fragile fut de courte durée. Peu après son départ, le chef Eliya Dangago Maraka fut alerté par des proches d’un saccage en cours à son domicile. Une milice, agissant prétendument sur ordre du chef de chefferie Jacques Mudogi Tsoga, y sévissait. Les informations recueillies suggèrent que le chef de groupement aurait falsifié les faits, accusant le chef Maraka de l’avoir agressé, déclenchant ainsi une répression violente en guise de représailles.
Le bilan rapporté est proprement catastrophique et soulève l’indignation. Ne trouvant aucun adulte sur les lieux, les assaillants se seraient acharnés avec une cruauté insoutenable sur les trois jeunes enfants présents : un nourrisson de trois mois, un bébé d’un an et l’aînée, âgée de deux ans. Cette dernière aurait été projetée en l’air et laissée choir lourdement au sol, un choc si violent qu’elle en perdit connaissance. L’épouse du chef, absente pour des soins médicaux et accourue au bruit de la scène, n’aurait pas supporté ce spectacle tragique et se serait elle-même évanouie. Mère et fille durent être évacuées en urgence vers un centre de santé.
Les miliciens, loin de s’arrêter là, se livrèrent ensuite à un pillage méthodique et à un vandalisme dévastateur. Parmi les biens emportés ou détruits figurent une douzaine de chaises, des téléviseurs, des ustensiles de cuisine de grande valeur, l’intégralité des documents administratifs et des insignes du pouvoir coutumier du chef, ainsi qu’une somme avoisinant les cinq mille dollars américains. Leurs exactions se poursuivirent chez des voisins et membres de la famille du chef, semant une psychose profonde au cœur du centre de négoce de Moku. L’intervention des forces de l’ordre fut nécessaire pour tenter de restaurer un calme précaire.
Dans l’attente des conclusions de l’enquête policière désormais engagée, le chef Eliya Dangago Maraka, meurtri et résolu, déplore l’état de santé alarmant des siens. Au-delà du traumatisme physique et moral subi par sa famille, il réclame justice pour ses biens détruits et les préjudices incommensurables infligés. Cet événement sinistre jette une lumière crue sur la fragilité de l’ordre social et la nécessité impérieuse que la loi, garante de la dignité humaine et de la paix civile, soit appliquée avec la plus grande rigueur.