RDC: Le Plaidoyer de l’Honorable Andrito Alendo Étienne pour la Levée des Moratoires interdisant la création et la mécanisation de nouvelles écoleset des bureaux des gestionnaires
En ce jeudi 08 janvier 2026, l’Honorable Andrito Alendo Étienne, élu du territoire de Farage, a déposé une missive vigoureuse au cabinet du Ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté. Cette démarche, dont copies ont été réservées aux plus hautes autorités de l’État, vise à ébranler un dispositif jugé paralysant : le moratoire interdisant la crééation et la mécanisation des établissements scolaires et les bureaux des gestionnaires.
Dans un propos aussi structuré qu’implorant, le parlementaire rappelle d’emblée le principe sacro-saint inscrit au marbre de la Constitution : « L’article qui consacre le caractère obligatoire et gratuit de l’enseignement primaire, matérialisé par la vision éclairée du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur le Président, a ouvert les portes de l’école publique à une multitude d’enfants congolais. » Il salue cette avancée majeure, tout en en pointant la conséquence immédiate : « Cet afflux, bien que béni, a créé un surpeuplement critique dans nos enceintes scolaires, auquel les communautés ont tenté de répondre par leur propre initiative. »
Dépeignant avec précision la réalité de sa circonscription, il révèle une fracture préoccupante : « Si des milliers d’enfants bénéficient de la gratuité, des milliers d’autres reposent encore entièrement à la charge financière de leurs parents. » Pour pallier cet engorgement, les autorités scolaires et les parents, dans un élan de responsabilité, ont créé de nouvelles structures. Une dynamique que vient freiner net la circulaire ministérielle N°MINEDU-NC/CABMINETAT/YNM/002/2024 et N°MINEPST/CAB-ETAT/039/2021 appelant à un gel complet des créations d’écoles et de bureaux gestionnaires.
C’est ici que l’éloquence de l'honorable Andrito Alendo Étienne se fait plus plus incisive, dénonçant les effets pervers de cette mesure : « À ce jour, la majorité des enfants se trouve exclue de la gratuité, tandis que le moratoire cause et continue de causer d’énormes préjudices à la jeunesse congolaise. Il rend la gestion des écoles et l’encadrement des enseignants quasiment impossibles, contrariant ainsi la vision fondamentale du Chef de l’État. »
S’adressant directement à l’Excellence Madame la Ministre, il fonde son appel sur la légitimité démocratique : « Au nom du peuple qui m’a mandaté, je vous demande de lever cette mesure qui détruit la formation de nos enfants et appauvrit davantage leurs parents. » Son plaidoyer se mue alors en un programme d’action concret et urgent, esquissant les voies d’une sortie de crise :
* « Il est impératif d’agréer certaines écoles et d’en mécaniser d’autres sur l’ensemble du territoire, afin de changer la structure même de notre réseau éducatif. »
* « Il est vital d’entendre la demande des autorités scolaires et religieuses concernant la création de bureaux gestionnaires, qui soulageraient les enfants, véritables agents principaux de leur éducation, ainsi que les parents et les enseignants. »
* « Il est essentiel de doter nos inspecteurs de leur prime d’itinérance et des moyens de déplacement nécessaires à leur mission régalienne. »
* « Il est enfin une question de dignité : procéder de manière responsable à la retraite des enseignants éligibles, honorant ainsi leur dévouement. »
Par cette intervention mesurée et documentée, l’Honorable Andrito Alendo Étienne transcende la simple interpellation pour offrir une analyse rigoureuse et formuler des propositions constructives. Son discours, tout en respect et en déférence institutionnelle, porte la voix d’une circonscription et, au-delà, celle de tous les acteurs de l’école congolaise étouffés par un cadre trop rigide. Il appelle à une réconciliation entre le principe salutaire de la gratuité et les réalités pragmatiques de sa mise en œuvre, plaçant l’intérêt supérieur de l’enfant au cœur du débat public.