Haut-Uélé : la Société Civile Forces Vives dénonce un « préjudice numérique » et impose un ultimatum à Vodacom
Dans le territoire de Watsa, et plus particulièrement au sein de la chefferie Bari-Logo, une vive indignation se fait entendre. Portée par la Société Civile Forces Vives, la population exprime son exaspération face à la dégradation persistante du réseau de l’opérateur Vodacom, une situation qualifiée de mépris consumériste et d’arnaque systémique.
Le contraste est amer entre les sommes régulièrement dépensées pour l’acquisition de crédits, de données mobiles et de forfaits, et la réalité d’un service défaillant : communications interrompues, accès internet bloqué, messages qui n’atteignent jamais leur destinataire.
Cette carence, bien au-delà d’un simple tracas technique, paralyse les échanges vitaux, entrave l’essor économique et fragilise l’accès à l’information et à l’éducation. Le coordonnateur de la Société Civile Forces Vives, Monsieur Joseph Mamuzi, dresse un constat sévère. Selon lui, « Nous sommes face à une escroquerie par l’invisible. L’argent de nos communautés s’évapore dans les limbes d’un réseau fantôme, sans la moindre transparence ni la plus élémentaire contrepartie. Vodacom s’enrichit sur le dos d’une population qu’elle prive délibérément du service pour lequel elle paye. »
Il poursuit en soulignant l’impact profond de cette négligence : « Ce n’est pas seulement un signal qui est absent, c’est un droit fondamental à la connexion et au développement qui est bafoué. En maintenant cet état de fait, l’opérateur institutionnalise une forme d’injustice numérique et d’exploitation économique en zone rurale. »
Face à ce qu’elle considère comme une humiliation prolongée, la Société Civile Forces Vives adopte une position ferme. Elle accorde à la société Vodacom un ultimatum strict de soixante-douze heures pour procéder au rétablissement complet et durable d’un réseau opérationnel.
À défaut d’une réponse concrète et satisfaisante dans ce délai, des actions citoyennes d’envergure seront engagées, pouvant inclure, entre autres mesures, la fermeture des points de vente de l’opérateur sur l’ensemble de la chefferie Bari-Logo. La population affirme ainsi sa détermination à voir ses droits fondamentaux en tant qu’usagers enfin respectés.