Reddition des comptes et restauration de l’ordre : À Kinshasa, Daniel Bumba applique la feuille de route présidentielle
Dans le tumulte parfois chaotique de la gestion urbaine, où les injonctions succèdent souvent aux atermoiements, un signal fort vient d’être donné par le gouvernorat de Kinshasa. À la faveur d’un communiqué sans équivoque publié ce 25 mai 2026, le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki entreprend de traduire dans le marbre des actes les recommandations issues de la dernière visite d’inspection du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, au grand marché de Zando.
L’on se souvient que le Président, lors de son déplacement sur ce site névralgique de l’économie informelle kinoise, avait constaté, non sans une certaine sévérité bienveillante, l’anarchie persistante, l’occupation illicite des emprises publiques et l’insalubrité chronique. Il avait alors appelé à une action vigoureuse, méthodique et immédiate. Ce que le Gouverneur Bumba s’emploie désormais à réaliser, avec la rigueur d’un exécutant fidèle et la détermination d’un gestionnaire soucieux de l’intérêt général.
Le communiqué SC/.025/GPK/MINITPAFUH/COTHAD/EKO/05/2026 ne laisse place à aucune ambiguïté. Les avenues Bokasa, Kivakadjingi, Du Marais, Du Marché, De l’École, Plateau, Kasa-Vubu et Bolingo – artères étouffées par une occupation sans titre – font l’objet d’une opération multidimensionnelle : démolition, curage, nettoyage, réaménagement. Loin d’une simple mesure d’intimidation, il s’agit d’une politique de libération de l’espace public, conçue comme préalable indispensable à la réouverture prochaine du Marché Central.
Le ton du texte est celui de la fermeté républicaine. Le gouvernement provincial constate, non sans regret, la persistance de commerces illicites et d’installations anarchiques. Dès lors, il ordonne aux occupants de fait de libérer les lieux immédiatement et sans condition. Faute de quoi, les démolitions seront systématiques, les évacuations forcées et les marchandises saisies. Aucune tolérance, aucune dérogation : la clarté du propos interdit tout calcul d’opportunisme.
Plus innovante, la disposition relative aux acheteurs surpris sur les zones concernées marque un changement de paradigme. Désormais, ces espaces sont déclarés zones d’intervention administrative et de sécurisation urbaine. Y transiger expose le client à l’interpellation. Le message est clair : pour assainir le marché, il faut aussi tarir la demande au sein des enclaves illégales.
Cette opération, convient-il de souligner, ne relève ni de l’improvisation punitive ni de la simple démonstration de force. Elle s’inscrit dans une logique de salubrité publique, de fluidification de la circulation, de sécurisation des biens et des personnes. Le Gouverneur Bumba, en bon chef d’orchestre, suit la partition présidentielle tout en y ajoutant sa marque : l’alliance de l’autorité et de la méthode. Les services de sécurité, la Police nationale congolaise et les forces de l’ordre ont reçu instruction d’agir « avec fermeté et sans complaisance ».
Ainsi, à quelques jours de la réouverture tant attendue du Marché Central de Kinshasa, le geste posé par l’exécutif provincial apparaît pour ce qu’il est : l’exécution rigoureuse des volontés présidentielles, certes, mais aussi l’affirmation d’une gouvernance qui ose mettre fin aux désordres pour faire advenir une ville plus digne. Daniel Bumba s’exécute, mais c’est bien Kinshasa tout entière qui, à terme, en recueillera les fruits : un espace public rendu à sa vocation première, une économie mieux ordonnée, et l’État réaffirmant sa présence bienfaisante au cœur des réalités populaires.
Alain Tshilungu, Ministre provincial, signataire du communiqué, a d’ailleurs tenu à souligner que ces mesures entrent en vigueur immédiatement. Rendez-vous est pris pour juger sur pièces de la transformation annoncée. Mais le sens de l’action, lui, ne souffre déjà plus d’aucun doute.