Haut-Uele : « L’affaire Oméga Security est simple, certains veulent y voir le démon », déclare Jhon Oriane
Watsa, Haut-Uélé – La controverse suscitée par la résiliation du contrat liant la formation sanitaire CHK à l’entreprise de gardiennage Oméga Security ne cesse d’alimenter les échanges dans le territoire de Watsa. Alors que plusieurs représentants de la société civile s’efforcent d’y associer des considérations politiques et communautaires, le notable Jhon Oriane est monté au créneau pour rétablir la vérité auprès de l’opinion locale et appeler à la modération.
Dans un entretien accordé à notre rédaction, Jhon Oriane affirme que ce dossier est d’une « simplicité d’interprétation », mais que certaines personnes, qualifiées « d’opportunistes et d’étrangères aux intérêts communautaires », cherchent délibérément à susciter une polémique stérile autour d’une affaire qu’il juge purement privée et commerciale.
« Beaucoup de gens parlent sans avoir mené de véritables investigations. Moi-même, hier encore, j’ignorais les tenants et aboutissants de cette affaire. Mais aujourd’hui, après avoir pris la mesure de la réalité, je viens éclairer l’opinion publique sur ce dossier, qui n’a rien de politique », a déclaré Jhon Oriane.
Selon lui, l’évocation du nom de Jean Bakomito, membre de l’exécutif provincial, dans cette affaire est injustifiée et dénuée de fondement. Il regrette que certains responsables des sociétés civiles de Watsa tentent de politiser une simple rupture de contrat entre deux structures privées.
Le notable insiste par ailleurs sur la situation sociale des jeunes qui travaillaient pour Oméga Security avant la rupture du contrat avec CHK. Il affirme que le véritable combat devrait se concentrer sur la préservation des emplois et l’amélioration des conditions de travail des agents de sécurité.
« Pendant longtemps, plusieurs agents d’Oméga Security ont souffert de mauvais traitements et de rémunérations insuffisantes, alors que CHK s’acquittait correctement de ses factures. La priorité, aujourd’hui, devrait être de défendre ces jeunes afin qu’ils ne se retrouvent pas au chômage après cette résiliation », a-t-il souligné.
Jhon Oriane invite également les leaders communautaires à éviter des déclarations précipitées et empreintes d’émotion, susceptibles de ternir sans raison valable l’image de la communauté. Selon lui, le secteur des affaires obéit à une logique de concurrence et de performance, bien éloignée des considérations politiques que certains tentent d’imposer dans ce dossier.
« La lutte pour l’obtention d’un marché ne se gagne pas par des manœuvres politiques, mais par une gestion rigoureuse et un professionnalisme avéré », a-t-il ajouté.
Dans son propos, il adresse également un conseil au propriétaire d’Oméga Security, l’honorable Madilu, l’exhortant à ne pas considérer cette résiliation comme une fatalité, mais comme une étape ordinaire dans la vie des affaires. Il encourage par ailleurs la future société qui remportera le marché de gardiennage à accorder une attention particulière à l’amélioration des conditions salariales et sociales des agents de sécurité.
En conclusion, Jhon Oriane appelle à la paix, à l’unité et à la responsabilité dans la gestion de cette affaire, rappelant qu’Oméga Security n’est ni la première ni la dernière entreprise de gardiennage à collaborer avec CHK.
« Les intérêts d’Oméga Security demeurent des intérêts privés, non communautaires. Nous devons éviter les manipulations et privilégier la vérité ainsi que l’intérêt des travailleurs », a-t-il conclu.