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Watsa : Trésor Lifungula et Pitshou Mumbuya dénoncent une “synergie tribalo-ethnique” et remettent les pendules à l’heure

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Date de Publication : 1 day ago

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À Watsa, la tension autour du dossier des parcelles du quartier Ganoza continue de prendre une ampleur inquiétante. Face aux déclarations jugées “mensongères, manipulatrices et tribalistes” de certains individus se réclamant d’une prétendue synergie des sociétés civiles, deux responsables territoriaux ont décidé de sortir de leur silence pour recadrer l’opinion publique.

Il s’agit de Trésor Lifungula, coordonnateur territorial de la Nouvelle Société Civile du Congo (NSCC), et de Pitshou Mumbuya, coordonnateur de la Société Civile Révolutionnaire. Les deux acteurs citoyens accusent ouvertement certains groupes d’individus de chercher à instrumentaliser le dossier foncier à des fins communautaires et personnelles.

Selon eux, plusieurs personnes intervenant dans ce dossier ne maîtrisent ni les réalités administratives ni les compétences légales liées au lotissement et à la gestion foncière. “Nous assistons à une véritable diarrhée verbale de gens sans expertise, sans vision communautaire et motivés uniquement par des intérêts égoïstes”, dénonce Trésor Lifungula.

Le coordonnateur de la NSCC va plus loin en accusant certains membres de cette prétendue synergie de propager un discours tribalo-ethnique dangereux susceptible de fragiliser la cohésion sociale à Watsa. Pour lui, “des individus sans emploi stable ni crédibilité sociale utilisent ce dossier sensible pour manipuler la population et défendre leurs frères de tribu qui sèment la terreur depuis le début du processus de lotissement”.

Trésor Lifungula s’est également insurgé contre l’implication de certains responsables locaux agissant, selon lui, sans mandat légal ni autorisation hiérarchique. Il cite notamment Masepo,présenté comme secrétaire de la Nouvelle Société Civile du Congo, qu’il accuse d’avoir engagé abusivement la structure dans des déclarations non autorisées.

“Comment peut-il engager la structure sans mon autorisation en tant que coordonnateur territorial ?”, s’interroge-t-il avec indignation.

De son côté, Pitshou Mumbuya qualifie les accusations portées dans ce dossier de “démentis sans fondement fabriqués par des gens assoiffés d’argent”. Il estime que certaines prises de position publiques ne visent qu’à alimenter le désordre afin de tirer profit financièrement de la crise foncière.

Les deux coordonnateurs lancent également un appel pressant au gouverneur de province ainsi qu’aux responsables des services concernés,notamment le Cadastre et les Affaires foncières de Watsa, dirigés respectivement par Missa et le chef coutumier Jean-Louis, afin qu’une solution rapide soit trouvée avant que la situation ne dégénère.

Ils mettent en garde contre un éventuel soulèvement populaire si les droits des victimes du nouveau site du quartier Ganoza continuent d’être ignorés.

“Que personne ne joue avec la colère de la population. Une fois le feu allumé, personne ne pourra l’éteindre. Les droits s’arrachent”,préviennent-ils.

Enfin, Trésor Lifungula appelle ceux qui soutiennent aveuglément certains responsables des services fonciers à privilégier l’intérêt général plutôt que “les 100 dollars de corruption et l’esprit de soutien tribalo-ethnique visible à l’œil nu”.

Dans un contexte déjà marqué par plusieurs tensions sociales et foncières à Watsa, cette sortie musclée des deux coordonnateurs risque de raviver davantage le débat autour de la gestion des parcelles et du rôle réel de certaines structures citoyennes locales.


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