L’Honorable BISMICK BOELE, député provincial de Watsa, aux côtés de ses collègues élus provinciaux et nationaux, porte à Kinshasa la voix des déplacés du Haut-Uele
Kinshasa, le 13 juin 2026 – C’est une voix qui refuse de s’éteindre dans le tumulte des couloirs du pouvoir. Depuis le 3 juin dernier, une délégation de quatre députés provinciaux du Haut-Uele arpente les ministères et les institutions nationales. Objectif : alerter, plaider, et obtenir enfin des actes concrets pour les milliers de déplacés qui vivent dans l’enfer des villages rasés par les présumés terroristes ougandais ADF-NALU, aux portes de Mungbere.
Sur la liste de ces députés, l’Honorable BISMICK BOELE, élu du territoire de Watsa, ne ménage pas sa peine. Accompagnée des députés nationaux et sénateurs du Haut-Uele présents dans la capitale, cette délégation a successivement rencontré les ténors du gouvernement : le Vice-Premier ministre de la Défense, celui de l’Intérieur, le Président du Sénat, le Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, ainsi que la Ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale.
Cette dernière a fait une promesse ferme : une descente terrain dès ce week-end à Isiro et Watsa, les deux épicentres de la crise humanitaire. Un geste attendu, mais jugé insuffisant par l’élu de Watsa.
« Nous voulons, coûte que coûte, rencontrer également les ministres des Finances, du Budget et de la Santé. La catastrophe humanitaire est là, sous nos yeux. La seule solution durable, c’est le retour rapide de la paix », martèle l’Honorable BISMICK BOELE.
L’élu n’oublie pas la jeunesse. Dans un appel solennel, il invite tous les parents d’élèves finalistes – quel que soit le niveau – à conduire leurs enfants vers le centre d’examen le plus proche. « Qu’aucun enfant ne manque les épreuves », insiste-t-il, conscient que l’avenir d’une génération entière se joue aussi dans les salles de composition.
Reste la question sécuritaire, forcément sensible. Les détails des opérations relèvent du secret militaire. Mais l’Honorable BISMICK BOELE assure que leur délégation a reçu des autorités compétentes des garanties solides sur la maîtrise de la situation.
« Nous avons senti que la situation est prise au sérieux au plus haut niveau de l’État : du président de la République au gouvernement, les moyens sont mobilisés. » Une déclaration qui vise autant à rassurer une population terrorisée qu’à dissuader la panique.
En guise de message de compassion à ses électeurs, le député de Watsa se veut lucide, mais ferme : « Cette crise est venue de l’improviste. Elle n’était le vœu de personne, ni de la population, ni des élus, ni des autorités. J’appelle chacun à collaborer avec nos forces armées en dénonçant tout cas suspect. »
Il rappelle enfin le rôle fondamental des représentants du peuple : « Nous, vos élus, assumons pleinement nos missions : légiférer, contrôler l’exécutif, et surtout plaider pour vous en cas de nécessité. » Avant de conclure par un appel direct aux déplacés : « Faites-vous identifier. C’est la seule chance de bénéficier de l’assistance au moment venu. »
En attendant, la délégation poursuit son marathon diplomatique dans la capitale. Le Haut-Uele retient son souffle. Et la voix de Watsa ne faiblira pas.