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Jean Pierre Atsidri as dénonce l’arbitraire des hommes en uniforme : A Kofirindi la police des mines outrepasse son mandat

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Date de Publication : 1 day ago

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Watsa, le 12 juin 2026 – Dans l’effervescence poussiéreuse du site minier de Dar-e-Salam, au village Kofirindi (groupement Mokowe, secteur Mangbutu), la loi semble céder le pas à la loi du plus fort. Ce jour-là, le major Masanga, officier de la police des mines, a franchi une ligne que beaucoup, jusqu’ici, n’osaient nommer. Jean Pierre Atsidri, coordonnateur de la société civile de solidarité du territoire de Watsa, monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « dérapages et tracasseries orchestrées ».

L’affaire a pourtant débuté sous des auspices juridiques clairs. Le major était muni d’une réquisition émanant du parquet près la Cour d’appel du Haut-Uele. Mission théoriquement précise : saisir une seule machine. Rien de plus. Rien de moins. Mais sur le terrain, la réalité s’est muée en exaction. « Depuis qu’il a été affecté à la police des mines, il se distingue dans la tracasserie », fulmine M. Jean Pierre Atsidri. « Sur sa réquisition, il est mentionné la saisine d’une seule machine. Or, il a saisi toutes les machines sur place et a même procédé à des arrestations arbitraires et inhumaines de personnes dont les noms ne figurent même pas sur le document. »

Le grief est grave : l’officier n’aurait pas agi pour exécuter la volonté du parquet, mais pour servir un dessein plus vénal – « soutirer des amendes transactionnelles », accuse le coordonnateur. La méthode, rodée, ne serait pas inédite. M.Jean Pierre Atsidri insiste : ce n’est pas un premier forfait. Par le passé, le major Masanga aurait déjà multiplié les arrestations arbitraires d’exploitants artisanaux, confisquant non seulement leurs outils de travail, mais aussi, dans une surprenante dérive, leurs téléphones portables et leurs batteries externes – objets sans aucun lien avec l’orpaillage.

L’indignation atteint son comble lorsqu’il évoque un dossier pendant devant le parquet près le tribunal de paix de Watsa. Ce dossier, qui oppose le même groupe d’hommes en uniforme à M. Atsidri, concerne la confiscation d’un bien pour le moins symbolique : son sable riche, d’une grande valeur. Une spoliation qui, selon lui, révèle une méthode – celle d’une autorité qui confond répression et prédation.

Dans les territoires miniers artisanaux du Haut-Uele, la frontière entre ordre et arbitraire vacille. Reste à savoir si la justice, saisie, saura rappeler à ces gardiens ce qu’est l’étendue légitime de leurs pouvoirs.


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