Haut-Uélé : L' honorable Bismick Boele Losomia dresse un constat sévère de la gouvernance provinciale
Watsa, Haut-Uélé : La gouvernance de la province du Haut-Uélé demeure source de vives préoccupations, selon l'analyse sans concession livrée par l'honorable Bismick Boele, acteur politique et élu légitime de Watsa. Lors d'un récent point de presse sur les ondes de la radio locale Soso ya Mboka, qui émeut depuis la cité de Durba, le parlementaire a délibérément évité toute complaisance envers le gouvernement provincial, dressant un tableau alarmant de la situation.
Refusant tout « copinage », l'honorable Bismick Boele a énoncé des critères tangibles pour juger de l'efficacité de l'action provinciale : « Tant que le budget ne sera pas réalisé, tant que les routes ne seront pas remises en état, tant que les frais conséquents ne seront pas disponibles pour la réhabilitation des écoles... Nous ne sommes pas encore rassurés », a-t-il déclaré avec fermeté. Ces déclarations soulignent un décalage profond entre les engagements et les réalisations concrètes observables par la population.
Le secteur crucial de la collecte des recettes provinciales, confié à la Direction Générale des Recettes du Haut-Uélé (DGRHU), a été particulièrement épinglé par l'élu de Watsa. Tout en reconnaissant « l'effort fourni par des agents au poste », il a déploré une situation préoccupante : « Malgré l'effort fourni par des agents au poste, nous avons beaucoup d'actes générateurs en souffrance ». L'honorable Bismick Boele a pointé du doigt un obstacle majeur : certaines recettes échappent à la collecte « faute de nomenclature des taxes ». Cette carence administrative empêche la perception de revenus légitimes, affaiblissant d'autant les finances provinciales.
Face à ces dysfonctionnements structurels, qu'il décrit comme des « dispositifs douteux », un « déficit d'imprimés des valeurs » et une « difficulté de coordination possible à remettre en cause la vraie canalisation des recettes » , l'honorable Bismick Boele Losomia plaide pour une réforme en profondeur. Il appelle à une « moisson législative », une révision ambitieuse du cadre juridique et administratif, seule capable, selon lui, de pallier ces déficiences chroniques.
Adoptant une posture pragmatique, le parlementaire envisage une action immédiate : une « transmission particulière du dépôt de leur rapport de mission ». Il propose la tenue d'une « rencontre interinstitutionnelle» dédiée. L'objectif est clair : « face à face avec l'exécuttif, durant laquelle les points seront mis sur les i concernant certains dysfonctionnements ». Cette démarche traduit sa volonté de forcer une clarification et une prise de responsabilité collective.
Le constat final de l'honorable Bismick Boele est sans appel et résume son amère analyse : « La gouvernance jusque là n'est pas bonne, en terme de beaucoup de choses ». Ses déclarations, mêlant critique acerbe et propositions concrètes, jettent une lumière crue sur les défis immenses auxquels fait face la province du Haut-Uélé et appellent à une refonte urgente de ses mécanismes de gestion et de transparence.