Haut-Uélé : deux arrêtés toujours attendus, la relocalisation des populations vivant sur le site de Giro Goldfields dans l'impasse
Plus d'un mois après la transmission du dossier au Gouverneur de province JeanBakomitoGambu, les deux arrêtés censés ouvrir la voie à la relocalisation des populations vivant sur le site minier de Giro Goldfields ne sont toujours pas signés. Alors que la société affirme être prête à passer à l'étape suivante,le silence des autorités provinciales alimente les inquiétudes des communautés, qui redoutent une répétition du scénario de 2017.
À quand la signature des deux arrêtés attendus par les populations concernées et par la société Giro Goldfields ? C'est la question qui domine désormais les discussions dans le territoire de Watsa, où le processus de relocalisation reste suspendu à une décision du Gouvernement provincial.
Au cœur du dossier figurent deux actes administratifs essentiels : un arrêté portant relocalisation, qui permettra le lotissement du nouveau site destiné à accueillir les ménages concernés, et un arrêté portant indemnisation,indispensable pour autoriser officiellement l'indemnisation et ou la copassation des biens des Personnes Affectées par le Projet (PAP).
En l'absence de ces deux textes, aucune opération de relocalisation ne peut être engagée.
Selon les informations recueillies par Lumière Digitale Média, Giro Goldfields avait déjà finalisé les préparatifs nécessaires et prévoyait de lancer la campagne de sensibilisation dès le début du mois de juillet 2026. Toutefois,la société affirme attendre la signature des deux arrêtés avant toute intervention sur le terrain.
Toujours selon nos informations, le ministre provincial des Mines,Didier Meduama, avait annoncé que ces documents seraient signés dans un délai très cour. À ce jour,aucune communication officielle n'a été faite sur leur évolution.
Pour rappel, le processus d'identification et d'enregistrement des Personnes Affectées par le Projet (PAP) a été officiellement lancé par l'Administrateur du territoire de Watsa le 12 août, avant de s'achever le 15 décembre après avoir fini le traitement des cas des plaintes et réclamations. Le rapport final a ensuite été remis au Gouverneur de province au mois de mai 2026. Depuis le 4 juin, les communautés attendent toujours la décision finale de l'autorité provinciale.
Sur le terrain, l'attente se transforme progressivement en inquiétude. Plusieurs habitants craignent que ce dossier ne connaisse le même sort que celui de 2017, un précédent qui reste gravé dans les mémoires. Pour eux,chaque jour de retard prolonge l'incertitude et retarde un processus attendu depuis plusieurs années.
Les populations concernées affirment être prêtes à libérer les espaces qu'elles occupent afin de permettre à Giro Goldfields de poursuivre ses activités. Elles insistent toutefois sur le fait que leur départ doit s'effectuer dans le strict respect des procédures légales, des indemnisations prévues et des engagements pris à leur égard.
Par ailleurs, certaines sources évoquent l'existence d'arriérés de taxes provinciales estimés à près de 2 millions de dollars américains. Au moment de la publication de cet article, Lumière Digitale Média n'avait toutefois pas obtenu de confirmation officielle de cette information auprès des autorités compétentes.
Pourquoi ces deux arrêtés ne sont-ils toujours pas signés alors que toutes les parties concernées semblent attendre leur publication ? C'est la principale interrogation qui demeure.
La rédaction de Lumière Digitale Média poursuivra ses investigations afin d'établir les raisons de ce retard et donnera la parole aux autorités provinciales,à Giro Goldfields ainsi qu'aux représentants des communautés concernées,dans le souci d'offrir au public une information complète, équilibrée et fondée sur les faits.