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SOCIÉTÉ – DOT KIBALI : LE CHEF BOPOLE FATAKI ET LE G20 EXIGENT BENJAMIN TAULI À LA PRÉSIDENCE

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Date de Publication : 1 day ago

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Haut-Uélé — La désignation du nouveau bureau de la Dotation de 0,3 % destinée aux communautés affectées par le projet Kibali suscite de vives crispations à Watsa. Alors que les parties prenantes sont appelées à choisir les futurs animateurs de cette structure, des leaders communautaires entendent faire prévaloir la volonté des populations concernées.

Le chef coutumier Bopole Fataki et la Société G20, affiche ouvertement son soutien à Benjamin Tauli, présenté comme le candidat légitime à la présidence de la DOT Kibali.

« Benjamin Tauli ou rien »

Pour le chef Bopole et ses proches, toute tentative d’imposer un candidat sans tenir compte de la volonté exprimée par les communautés serait perçue comme une remise en cause du processus de désignation. Leur message se veut sans ambiguïté : Benjamin Tauli doit, selon eux, accéder à la tête de la DOT Kibali.

Cette position intervient dans un contexte où plusieurs noms circulent pour diriger l’instance. Parmi les personnalités citées figurent notamment Sixte Tandema et Dominique Sanga, tous deux issus des communautés locales. Leurs détracteurs estiment toutefois que leur bilan respectif manque de réalisations suffisamment visibles et palpables au regard des attentes exprimées sur le terrain. Ces critiques restent néanmoins à confronter aux intéressés ainsi qu’aux résultats documentés de leurs responsabilités.

Au-delà des personnes, c’est le processus de désignation qui préoccupe les leaders communautaires. Le chef Bopole et le G20 appellent la société Kibali Gold Mines à ne pas s’immiscer dans le choix des représentants des communautés. Ils redoutent qu’une éventuelle préférence de l’entreprise pour certains candidats n’influence le processus au détriment des bénéficiaires de la dotation. À ce stade, ces accusations relèvent de la position exprimée par ces leaders et méritent d’être confrontées à la version de Kibali Gold Mines ainsi qu’aux organisateurs du processus.

Pour ses soutiens, Benjamin Tauli incarne une dynamique nouvelle. Son éventuelle accession à la présidence de la DOT constituerait une opportunité de renouvellement dans la gestion de cette dotation. Ses partisans misent sur une première expérience à la tête de la structure, espérant une approche davantage axée sur les résultats concrets et les besoins réels des communautés affectées par le projet minier.

L’enjeu dépasse donc les ambitions personnelles : il touche directement à la gouvernance d’une ressource dédiée au développement local.

Le chef Bopole Fataki et son G20 lancent également un appel à l’équipe dépêchée de Kinshasa pour encadrer le processus. Ils l’invitent à faire preuve d’impartialité, d’indépendance et de responsabilité, en veillant à ce que le choix des représentants soit véritablement l’expression des communautés et non le fruit d’influences extérieures. Ils demandent aux organisateurs de rester au plus près des réalités du terrain et de privilégier l’intérêt communautaire.

Dans ce dossier à forts enjeux, le chef Bopole et le G20 appellent également les leaders communautaires, les organisations de la société civile et l’ensemble des parties prenantes à une vigilance constante tout au long du processus. Ils estiment que la transparence doit être garantie afin d’éviter que les erreurs du passé ne se reproduisent. « Nos erreurs d’hier doivent être les leçons d’aujourd’hui », soutiennent-ils en substance.

Pour les communautés affectées par le projet Kibali, la question est désormais de savoir si la future équipe dirigeante saura transformer les ressources disponibles en réalisations concrètes, visibles et durables. Le processus de désignation sera scruté de près par une population qui entend voir ses intérêts réellement défendus.


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