Nairobi : la Fondation Maria Agasa mise sur la confiance pour redonner de l’espoir aux jeunes femmes
À Nairobi, la Fondation Maria Agasa (FMA) a réuni des jeunes femmes, des jeunes mères, des jeunes garçons et des enfants autour d’un message centré sur l’estime de soi, le potentiel et l’espérance. Une rencontre qui se voulait bien plus qu’une simple assistance matérielle.
Dans la capitale kényane, à environ six kilomètres du centre-ville, le Mugumoini Community Center a accueilli une action de sensibilisation et d’accompagnement organisée par la Fondation Maria Agasa (FMA).
La rencontre a réuni plusieurs membres de la communauté autour d’un sujet souvent relégué au second plan : la valeur que chaque personne porte en elle, par-delà les circonstances de la vie.
À l’initiative de la FMA, l’activité a combiné sensibilisation, échanges, écoute et accompagnement. Des jeunes femmes et des jeunes mères ont notamment été invitées à parler de leurs expériences et de leurs difficultés, mais aussi de leurs rêves, de leurs talents et de leurs capacités.
« Vous êtes plus que vos circonstances »
Tel est le message clé porté par la présidente de la Fondation Maria Agasa et son équipe durant cette rencontre.
Les participantes ont été encouragées à s’interroger sur leurs propres ressources : Quels sont mes talents ? Qu’est-ce que je porte en moi ? Qu’est-ce que je peux apporter à ma famille et à ma communauté ?
Pour la FMA, l’enjeu est de changer le regard posé sur les jeunes femmes en situation de vulnérabilité : ne plus les considérer uniquement à travers leurs difficultés ou leurs besoins, mais aussi à travers leurs capacités, leurs talents et leur potentiel.
La question de l’estime de soi a occupé une place centrale dans les échanges. La honte, le jugement social, les critiques et le regard des autres ont été abordés sans détour, afin d’encourager les bénéficiaires à ne pas laisser leur situation actuelle définir leur identité ni déterminer leur avenir.
Une attention particulière a été accordée aux jeunes mères. Entre responsabilités familiales, pression sociale et difficultés personnelles, leur parcours peut être semé d’obstacles. La rencontre a donc voulu ouvrir un espace de dialogue consacré non seulement à leurs difficultés, mais aussi à leurs aspirations et à leurs possibilités d’avenir.
Les échanges ont porté sur leur rôle au sein de la famille, leurs responsabilités de mères, mais également sur leurs rêves, leurs talents et leur capacité à contribuer à leur communauté.
Le message de la FMA est clair : la maternité et les épreuves de la vie ne doivent pas nécessairement sonner le glas d’un projet personnel ou d’une ambition.
Pour nourrir les discussions, plusieurs passages bibliques ont été mobilisés. Le Psaume 139, 14 a notamment servi à rappeler la valeur de chaque personne. Éphésiens 2, 10 a été associé à la notion de but et de vocation, tandis que Romains 8, 1 a permis d’aborder la question de la condamnation et de la honte. D’autres références, notamment Ésaïe 43, 19, 1 Timothée 4, 12 et Philippiens 1, 6, ont été convoquées autour des thèmes du nouveau départ, du rôle de la jeunesse et de l’espérance.
L’activité a également comporté un volet matériel. Des cadeaux ont été remis à plusieurs membres de la communauté, notamment aux femmes âgées, qui n’ont toutefois pas participé directement aux échanges. Mais, dans l’esprit de l’initiative, le don matériel n’était pas la finalité de la rencontre.
La FMA entendait surtout transmettre un message : une personne ne doit pas être définie uniquement par ce qui lui manque, mais aussi par ce qu’elle possède déjà en elle.
Au terme de cette activité organisée au Mugumoini Community Center, la Fondation Maria Agasa dit avoir voulu laisser derrière elle bien plus qu’un soutien ponctuel : une parole d’encouragement, de l’espérance et une nouvelle perception de soi.
L’ambition affichée est de contribuer à renforcer, chez les bénéficiaires, la confiance, l’espoir et la volonté de construire leur avenir.
Car, au-delà des difficultés sociales et économiques, le message porté par cette initiative repose sur une conviction : redonner confiance à une personne, c’est aussi lui rappeler qu’elle possède en elle des capacités qui peuvent l’aider à envisager autrement son avenir.