Watsa : l’IPF dans les sites miniers, le flou des compétences et des recettes
Watsa, Haut-Uélé: La présence de l’Inspection provinciale des Finances (IPF) dans plusieurs sites miniers du territoire de Watsa suscite de vives interrogations parmi les opérateurs du secteur. Selon plusieurs sources, la mission est conduite par l’inspecteur provincial M. Masinganda, avec la participation de M. Reagan, chef de division à la SAEMAPE. Mais au-delà de l’opération elle-même, deux questions dominent : de quels pouvoirs dispose réellement l’IPF sur les sites miniers ? Et quel est le circuit des sommes éventuellement perçues sur le terrain ?
Qui fait quoi au juste ?
Des opérateurs affirment avoir observé des interventions qu’ils assimilent à celles habituellement dévolues à la DGRHU, notamment en matière de contrôle et de mobilisation des recettes. D’où une demande pressante de clarification institutionnelle. Sur quelle base juridique l’IPF intervient-elle auprès des opérateurs minier s’articulent-elles avec celles de la DGRHU et des services techniques du secteur minier ?
Autre interrogation : des sommes ont-elles été perçues au cours de ces opérations ? Si tel est le cas, les opérateurs exigent de connaître la nature de ces paiements, les textes qui les autorisent, les quittances délivrées ainsi que le compte public sur lequel les fonds ont été versés. À ce stade, notre rédaction ne présente aucune irrégularité financière comme établie : ces questions nécessitent des vérifications et des documents officiels.
Face à ces zones d’ombre, des acteurs du secteur souhaitent que l’Assemblée provinciale du Haut-Uélé examine le dossier. Objectif : clarifier les attributions respectives de l’IPF, de la DGRHU et des services miniers, mais aussi vérifier la traçabilité des éventuelles recettes collectées. Il s’agit, disent-ils, d’écarter toute confusion entre contrôle administratif légal et tracasserie envers les opérateurs économiques.
Contacté, le responsable de l’Inspection provinciale des Finances du Haut-Uélé n’a pas donné suite avant publication. La rédaction reste disponible pour publier tout éclairage ou droit de réponse.
Une question demeure au cœur du dossier : dans les sites miniers de Watsa, qui est habilité à percevoir quoi, sur quelle base légale et vers quel compte public ?