Catastrophes Routières dans le Haut-uele, une province au Bord de l’Asphyxie
Faradje, le 25 juin 2025 Un malheur ne vient jamais seul. Ce proverbe prend une résonance particulière dans le Haut-Uele, où le réseau routier, déjà extrêmement fragilisé, subit un nouveau coup dur. Ce mercredi, le pont sur la rivière Dogia, situé au village Sesenge à une trentaine de kilomètres de Faradje, s’est effondré, aggravant une situation déjà critique pour les usagers et les échanges commerciaux de la région.
Cette catastrophe survient peu après l’effondrement du pont de la rivière Nzoto, reliant Watsa à Faradje, plongeant les habitants et les transporteurs dans un cauchemar logistique. Ces effondrements successifs ne sont malheureusement que les derniers épisodes d’une série noire : en l’espace de deux ans, plusieurs ouvrages d’art, victimes de vétusté et de surcharges répétées, ont cédé. Parmi eux, les ponts des rivières Kibali (depuis reconstruit), Bomokandi et Embo, témoignent d’un réseau au bord de la rupture.
Face à cette crise, une prise de conscience s’impose. Les usagers doivent faire preuve de civisme en respectant les limitations de tonnage et en évitant de surexposer ces infrastructures déjà fragiles. Mais la responsabilité ne leur incombe pas seuls : les autorités ont un rôle crucial à jouer. Il est urgent de reconstruire les ponts effondrés, de réhabiliter ceux menaçant ruine et de renforcer les mesures de contrôle pour garantir la sécurité des biens et des personnes.
Le Haut-Uele, une stratégique pour les économies regionale, ne peut se permettre un isolement prolongé. Sans une intervention rapide et coordonnée, c’est toute une population qui se retrouvera prisonnière d’un territoire à l’agonie. Le temps n’est plus aux constats, mais à l’action.