Manifestations à Durba : Joseph Mamuzi dénonce une manipulation politique
Durba, le 22 juillet 2025, La cité de Durban, en territoire de Watsa, a été le théâtre d’une vive agitation ce mardi. Un groupe de leaders issus des territoires de Faradje et Watsa a organisé une manifestation devant le bureau de l’organisme gérant les 0,3% du chiffre d’affaires de la société Kibali Gold Mining. Leur principal grief ? Le refus catégorique d’un intérim à la tête de la Dot-Kibali et l’exigence d’une nomination officielle par arrêté ministériel conjoint des Mines et des Affaires sociales.
Cependant, cette mobilisation ne fait pas l’unanimité. Joseph Mamuzi, coordonnateur de la sous-coordination de la société civile et des forces vives de la chefferie Bari-Logo, a vivement mis en garde la communauté contre ce qu’il qualifie de manœuvre manipulatrice. « Nous appelons à la vigilance face à cette instrumentalisation orchestrée au sein de notre communauté par un groupuscule en quête d’argent, qui ne pense qu’à ses propres intérêts au détriment de ceux de la population », a-t-il déclaré, appelant à la prudence.
Joseph Mamuzi rappelle qu’une circulaire du ministre national en charge des Mines a déjà suspendu l’équipe en charge des affaires courantes. « Rien ne justifie, pour l’heure, de soulever la communauté, au risque de servir des agendas cachés de politiciens cupides », insiste-t-il. Selon lui, ces manifestations dissimulent en réalité une main noire politicienne, cherchant à instrumentaliser certains leaders locaux pour s’immiscer dans la gestion des précieux 0,3% du chiffre d’affaires de Kibali Gold Mining.
Interpellé par ces agitations, Joseph Mamuzi lance un message clair aux manifestants : « Que chacun revienne à la raison et agisse selon la volonté de la communauté, et non sous l’influence de politiciens véreux. Une décision ne doit être prise que lorsqu’on est mandaté par le peuple. »
Cette mise en garde intervient dans un climat déjà tendu, où les enjeux financiers et politiques semblent se superposer aux véritables préoccupations locales. Reste à savoir si les leaders contestataires sauront écouter cet appel au calme ou si les suspicions de manipulation continueront d’alimenter les tensions.