Abus et Confusion à Aba : La FARDC et la Société Civile, remises en Question !
Une situation des plus troubles secoue actuellement la cité d’Aba, en territoire de Faradje dans le Haut Uele, où un détachement des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a été déployé pour appliquer l’arrêté provincial ordonnant le cantonnement des éleveurs étrangers Mbororo. Si, en principe, cette mission devait s’appuyer sur une collaboration avec la société civile locale afin de rétablir l’ordre, les dérives observées sur le terrain jettent une ombre inquiétante sur cette alliance supposée protectrice.
Selon un témoignage recueilli sous anonymat par notre rédaction, la ligne entre autorité militaire et rôle civique s’est dangereusement brouillée. « On ne sait plus qui commande entre la FARDC et la société civile, ni si les deux agissent réellement pour le bien-être de la population », déplore un enseignant, résident de la localité.
Pire encore, la société civile, censée incarner la voix des citoyens, semble avoir trahi sa mission. Récemment, des jeunes recrutés pour aider à localiser les éleveurs réfractaires ont été soumis à des interrogatoires violents par des membres de cette même société civile. Accusés à tort de complicité avec les Mbororo, ces jeunes ont été passés à tabac et torturés avec une brutalité inouïe.
Ces exactions ont provoqué une vague d’indignation parmi les habitants, qui ne reconnaissent plus leurs représentants civiques. La population exige des comptes, d’autant que le nombre de victimes s’élèverait à une quinzaine de personnes, certaines toujours sous traitement médical à l’hôpital local.
Face à ce scandale, l’Honorable Andrito Alendo Etienne s’est immédiatement mobilisé, envoyant une délégation d’avocats pour documenter les faits et accompagner les victimes. Notre source salue l’engagement de cet élu « proche du peuple, dont les réalisations multiples témoignent de son attachement à la justice ». Une demande ferme a été formulée pour que les responsables de ces actes odieux soient traduits devant les tribunaux.
Dans un contexte où la confusion règne entre sécurité et arbitraire, il est impératif que les autorités compétentes clarifient les rôles respectifs des FARDC et de la société civile. La légitimité de toute institution repose sur son intégrité et son respect des droits humains. Les victimes de ces violences, ainsi que la population d’Aba, méritent des réponses claires et des sanctions exemplaires.
En attendant, la lumière doit être faite sur ces événements, afin que de tels dérapages ne se reproduisent plus sous couvert de l’ordre public. La justice, seule, pourra apaiser les tensions et restaurer la confiance perdue.