Insalubrité au marché de Duembe : Une bombe sanitaire à désamorcer d’urgence
Le marché de Duembe, situé dans le secteur Kibali en territoire de Watsa, province du Haut-Uélé, offre aujourd’hui un spectacle désolant. Ce lieu censé être un pôle d’échanges économiques dans cette cité minière de Durba n’est plus que l’ombre de lui-même, transformé en un dépotoir à ciel ouvert où l’insalubrité atteint des proportions alarmantes.
Les règles élémentaires d’hygiène y sont bafouées avec une indifférence coupable. Des amoncellements d’ordures s’élèvent comme des monuments à la négligence, tandis que les effluves nauséabondes des déchets en décomposition asphyxient l’air. Les eaux stagnantes, véritables nids à parasites, complètent ce tableau apocalyptique, favorisant la prolifération d’insectes vecteurs de maladies.
Pire encore, les denrées alimentaires sont exposées sans protection à cette pollution ambiante, risquant d’engendrer des intoxications massives parmi une population déjà vulnérable. Les commerçants, exaspérés, s’interrogent : où passe l’argent prélevé pour l’assainissement du marché ?
Les investigations menées par Lumière Digitale Media révèlent une inquiétante passivité des autorités compétentes. Le service d’hygiène et de l’environnement, censé veiller à la salubrité publique, se défausse sur l’administration du secteur Kibali, gestionnaire du marché et des fonds collectés. Une opacité qui alimente les suspicions de détournement et laisse la situation se dégrader inexorablement. Du côté des autorités du territoire qui devaient assurer la supervision, c'est le silence radio.
Face à cette incurie, les acteurs économiques lancent un cri d’alarme. Comment tolérer qu’un tel foyer épidémique persiste sous le regard impuissant, ou indifférent, des responsables ?
La gravité de la situation, à cette période pluvieuse exige une mobilisation immédiate. Les services concernés, le chef de secteur et l’administrateur du territoire se doivent d’intervenir sans délai pour :
- Organiser l’évacuation systématique des déchets ;
- Assurer un nettoyage régulier des infrastructures ;
- Mettre en place des mesures de contrôle sanitaire strictes ;
- Garantir la transparence dans la gestion des fonds alloués à l’assainissement.
Il en va de la santé publique, mais aussi de la crédibilité des institutions. La population de Watsa mérite mieux qu’un marché insalubre et des promesses non tenues. Le temps n’est plus aux discours, mais à l’action.