Opération de cantonnement des éleveurs Mbororo dans le Haut-Uélé : un succès malgré les défis
Lancée il y a plusieurs mois par les autorités provinciales, l’opération de cantonnement des éleveurs nomades Mbororo dans le Haut-Uélé se déroule avec succès, malgré certaines difficultés logistiques et opérationnelles. Ces éleveurs, originaires d’Afrique du Nord et disséminés dans divers territoires de la province à la recherche de pâturages pour leurs troupeaux, ont souvent été au cœur de tensions avec les populations locales. Accusés de dévastation des champs, de destruction de l’écosystème et d’être une source potentielle d’insécurité, leur présence a motivé la mise en place d’un cantonnement d’urgence sur le site de Nambia, dans le territoire de Niagara.
Sous la conduite des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), cette opération, initiée en mai dernier par le secteur opérationnel de l’Uélé, a déjà enregistré des résultats significatifs. Le général Makalengwe François, commandant opérationnel de l’Uélé, a salué le professionnalisme des troupes engagées, tout en reconnaissant quelques écarts de conduite. « Les agents qui n’ont pas respecté les consignes ont été immédiatement arrêtés et seront sanctionnés conformément à la loi », a-t-il affirmé. Il a également appelé la population à une collaboration étroite avec l’armée pour garantir la réussite totale de cette mission, dont l’objectif est de rétablir une paix durable dans la région.
Cependant, des problèmes majeurs subsistent dans les sites de cantonnement. Les éleveurs regroupés font face à des conditions précaires : absence de personnel pour leur identification, pénurie d’eau pour le bétail et difficultés d’approvisionnement en vivres. Ces lacunes risquent de compromettre la pérennité de l’opération si des mesures urgentes ne sont pas prises.
Les autorités provinciales et nationales sont donc interpellées pour renforcer la logistique et assurer une prise en charge digne de ces éleveurs. La réussite finale de cette initiative dépendra de leur capacité à résoudre ces défis, tout en maintenant un équilibre entre sécurité, protection de l’environnement et respect des droits des communautés locales comme ceux des éleveurs.
L’opération se poursuit, avec l’espoir que la quiétude revienne définitivement dans le Haut-Uélé.