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Haut-Uele : Le bourreau et le Fossoyeur de la Liberté de la Presse, le Gouvernement Bakomito tente en vain de se voiler la Face.

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Date de Publication : 1 day ago

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Dans l'ombre inquiétante de la province du Haut-Uele, un drame silencieux se joue, celui de l'étouffement méthodique de la liberté de la presse. Alors que les autorités provinciales s'évertuent à peindre un tableau idyllique de leurs intentions, la réalité, elle, est amère et criante de vérité.

Cette triste comédie a connu un nouvel acte lors d'une récente sortie médiatique de Son Excellence, Monsieur Emmanuel Arama, ministre provincial de la Communication et médias. Face aux accusations graves et documentées de l'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme (ASADHO), portées par son président national, Me Jean-Claude Katende, le ministre a choisi la fuite en avant. Loin d'élucider le sujet, il a aligné, avec une candeur feinte, un chapelet de bonnes intentions aussi creuses que provocatrices. « La liberté de la presse reste et demeure garantie », a-t-il déclaré, comme pour exorciser par la seule incantation les pratiques illégales et inconstitutionnelles dénoncées.

Quelle tragique farce ! Cette déclaration n'est qu'un voile misérable tentant de dissimuler une vérité que chacun connaît. Pire, dans un déni grotesque de la réalité, le ministre a cru bon de justifier cet autoritarisme naissant par le spectre de l'insécurité. Brandissant le « devoir » de rappeler aux radios le respect de leurs cahiers des charges, il a par le fait, affirmé une injonction de l'exécutif sur le quatrième pouvoir sans daigner prouver la moindre infraction. La raison d'État, éternel alibi des tyranneaux, est ainsi invoquée pour museler toute voix discordante.

Mais le comble du pathétique fut atteint lorsque Monsieur le ministre s'en est pris aux malheureux citoyens échangeant sur les groupes WhatsApp. Assimiler gestion l'expression d'une opinion contraire à une allégeance aux groupes rebelles est une manœuvre aussi vile que dangereuse. Cette déclaration funeste cloue à jamais l'innocence prétendue de l'exécutif provincial. Elle révèle une stratégie machiavélique et coutumière : criminaliser la dissidence, instaurer un climat de peur et légitimer une intolérance politique qui fracture la cohésion sociale et pave la voie à un pouvoir autocratique.

Le cœur se serre devant tant de duplicité. Quel avenir pour une province où le dialogue est remplacé par la suspicion, où le journaliste est réduit au silence, et où le citoyen est traité en ennemi pour un simple message ? Le gouvernement provincial, lui et les services de l'ANR, s'érigent en censeurs, imposant un blackout sur les sujets politiques qu'ils souhaitent garder loin des yeux et des oreilles du peuple, seul véritable souverain.

Avant que la situation ne se dégrade irrémédiablement, avant que les dernières lueurs de la démocratie ne s'éteignent, le gouvernement du Haut-Uele gagnerait à prêter une oreille moins arrogante à la sagesse. Me Jean Claude Katende ne lance pas une accusation, il tend une perche : ''laisser les journalistes faire leur travail et accepter, avec humilité, que sa gestion soit appréciée, positivement ou négativement, par ceux qu'elle est censée servir.'' Refuser cette main tendue, c'est signer l'aveu de son propre despotisme et creuser, pierre après pierre, la tombe de la liberté pour tous.


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