Éducation – Explosion des frais de scolarité dans le Haut-Uélé : les autorités restent impuissantes
Dans la province du Haut-Uélé, on observe une hausse excessive, voire vertigineuse, des frais d’inscription et de réinscription des élèves dans la quasi-totalité des établissements publics et privés, alors même que le pouvoir d’achat de nombreux ménages est en baisse.
À l’issue de nos investigations sur le terrain, nous avons constaté l’ajout brutal et soudain de frais supplémentaires – techniquement désignés sous l’appellation « argent de la sous-division » – dans les écoles publiques comme privées sur l’ensemble de la province. Ces montants varient entre 25000 et 36000 francs congolais.
« N’y a-t-il pas moyen d’ajuster ces frais pour éviter que les enfants que nous envoyons à l’école ne développent une santé marasmatique ? », s’interroge un parent croisé dans l’enceinte d’un établissement après l’inscription de ses enfants.
Toute chose égale par ailleurs, un élève le ventre vide n’a point d’oreille. Cette situation contribue également à la production de « têtes bien pleines » vouées au chômage, un paradoxe saisissant au regard des priorités affichées par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.