Watsa, Chefferie Bari-Logo : La Spoliation des Espaces Verts de Kokiza, une Menace Environnementale et Urbaine
Kokiza, Une pratique alarmante sévit actuellement dans la cité de Kokiza, soulevant l’indignation des habitants et menaçant l’équilibre tant environnemental qu’urbain de la localité. Le phénomène de spoliation des espaces verts, jadis préservés, a été dénoncé avec vigueur par Monsieur Emmanuel Rovoaki, résident du village Gurumbwa, confiant son amertume à la rédaction de Lumière Digitale Media.
Selon ses explications, ces zones vertes, léguées à la communauté par la société Kibali Gold Mining à la suite de l' opération de la délocalisation et réinstallation, étaient initialement destinées à servir de jardins partagés ou d’îlots de verdure au bénéfice des populations.
Or, aujourd’hui, ces mêmes espaces font l’objet de cessions anarchiques de la part de certains chefs de villages, de quartiers et de groupements, agissant en dehors de tout cadre réglementaire et sans consulter les habitants.
« Les espaces verts laissés par la société Kibali Gold Mining, qui devaient servir de petits jardins, font aujourd’hui l’objet de cession anarchique par les chefs des villages, chefs des quartiers, des chefs des groupements », a déploré Monsieur Emmanuel Rovoaki, exprimant une frustration grandissante face à ce qu’il perçoit comme une privatisation illégitime du patrimoine collectif.
Cette situation n’affecte pas seulement les terrains non bâtis : les concessions déjà loties mais non encore occupées ont perdu jusqu’à la trace des avenues et ruelles qui devaient structurer le tissu urbain. Un tel désordre rend indispensable l’intervention des services techniques pour un nouveau bornage et une mise à jour urgente des délimitations.
Derrière ces agissements se profile une cacophonie institutionnelle préjudiciable : la chefferie traditionnelle et les services étatiques semblent s’opposer dans une lutte d’influence pour le monopole de la gestion de ces espaces, au détriment de l’intérêt général et de l’harmonie urbaine.
Face à ce constat, il devient impératif que es autorités compétentes, administratives, techniques et coutumières, prennent la mesure des enjeux et s’impliquent sans tarder.
Une mission de clarification, de sécurisation foncière et de planification s’impose pour mettre fin à l’anarchie et préserver ce qui reste de ces précieux poumons verts.
Sans une action rapide et coordonnée, c’est l’avenir même de Kokiza qui se trouve compromis : appauvrissement du cadre de vie, risques environnementaux, et urbanisation incontrôlée guettent une cité en pleine mutation.
La population, elle, attend plus que jamais des actes.