La Direction Générale des Recettes du Haut-Uélé en mission de vulgarisation du nouvel édit fiscal
Watsa, le 24 septembre 2025 Une réunion, sous l’égide de Monsieur Manda Madrakele, Directeur Général de la Direction Générale des Recettes du Haut-Uélé (DGRHU), les différents acteurs clés du territoire de Watsa ont été conviés, ce mercredi 24 septembre 2025 ,à une séance de travail consacrée à la présentation et à la vulgarisation du nouvel édit provincial régissant les recettes.
Cette assemblée, qui a réuni les agents des services du régi et d’assiette, les représentants de la société civile dans toute sa diversité, ainsi que les membres des chambres de commerce, s’inscrit dans une double mission officielle confiée à la DGRHU par le Gouverneur de province, Jean Bakomito.
À l’issue des travaux, Monsieur Manda Madrakele a précisé les objectifs de sa présence à Watsa devant la presse. « Nous sommes ici en mission officielle, conformément à un ordre de mission signé par le Gouverneur de province, pour deux objectifs principaux », a-t-il déclaré. « Premièrement, il s’agit de contrôler tous les droits dus à la province. Deuxièmement, il est question pour nous de vulgariser le nouveau texte, qui a été adopté par l’Assemblée provinciale et promulgué par le Gouverneur, et d’en assurer la mise en pratique. »
Cette déclaration situe d’emblée l’action de la DGRHU à la confluence de l’autorité de l’État et de la nécessaire pédagogie auprès des contribuables et des partenaires économiques.
Du côté des acteurs économiques, la volonté de collaboration est affirmée, bien que teintée de préoccupations. Monsieur Serge Kahongya, Président de la chambre de commerce FENAPEC, a ainsi exprimé un soutien franc, tout en émettant des réserves sur certains aspects du nouveau dispositif. « En tant que FENAPEC, j’espère qu’ils ont un peu exagéré concernant les taxes relatives à l’exploitation de l’or », a-t-il confié. Avant d’ajouter : « Comme à l’accoutumée, nous allons continuer à sensibiliser nos membres pour que la province ait toujours quelque chose dans sa caisse. »
Ce propos illustre le dialogue, parfois délicat, entre la nécessité de remplir les caisses provinciales et l’impératif de préserver la compétitivité des entreprises.
La société civile, représentée par Monsieur Lifungula Trésor, coordonnateur des organisations œuvrant sur le territoire de Watsa, a pour sa part insisté sur les fondamentaux de la bonne gouvernance. « Il est question de la transparence entre les autorités provinciales et les chambres de commerce. L’essentiel est que chacun puisse s’acquitter de ses devoirs et bénéficier de ses droits », a-t-il souligné.
Il a ensuite rappelé le rôle civique de la société civile : « En tant que membres de la société civile, nous avons ce devoir de sensibiliser notre population à honorer les taxes qu’elle doit à l’État. » Une déclaration qui place la responsabilité citoyenne et la redevabilité au cœur du contrat social fiscal.
Cette rencontre à Watsa représente ainsi une première ligne de front cruciale dans la mise en œuvre de la politique fiscale provinciale. Elle démontre la volonté de la DGRHU d’opérer non seulement comme une administration de contrôle, mais aussi comme un partenaire engagé dans un dialogue constructif avec l’ensemble des forces vives de la province. Le succès de cette vulgarisation sera un indicateur clé pour l’amélioration des recettes et le renforcement de la confiance entre l’administration, les entreprises et les citoyens.