Haut-Uele : Dérives présumées lors du contrôle physique des agents publics, des frais « non officiels » exigés ?
Une vive polémique s’amplifie sur le territoire de Watsa suite au lancement d’un contrôle physique des agents de la fonction publique par une équipe dépêchée de Kinshasa. Bien que cette opération ait pour objectif affiché d’assainir les effectifs, de multiples voix s’élèvent pour dénoncer des pratiques douteuses au sein de cette mission.
Selon des témoignages recueillis, les agents concernés seraient contraints de verser la somme de 10 000 francs congolais chacun afin d’« être servis ». Ce montant serait exigé de manière informelle, sans aucune justification officielle, et présenté comme un « arrangement local » destiné à satisfaire certaines « petites demandes » de l’équipe de contrôle. Des accusations qui jettent le trouble, alors que de telles missions se doivent d’être rigoureuses et exemptes de toute forme de corruption.
« Il n’est pas normal que l’on réclame 10 000 francs à chaque agent pour un contrôle qui devrait être gratuit », s’indigne un fonctionnaire, requérant l’anonymat. « Ils prétextent des besoins personnels, mais nous savons pertinemment que de telles pratiques discréditent l’administration publique. »
La situation a été relayée dans plusieurs groupes de discussion, et nombreux sont ceux qui appellent désormais à une réaction rapide du Secrétariat général de la Fonction publique ainsi que des autorités provinciales. Certains évoquent même l’intervention de la police pour mettre un terme à ce qu’ils qualifient de « taxe illégale ».
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été émise par les responsables de la mission mise en cause.
La rédaction de Lumière Digitale Média suit l’évolution de ce dossier.