Haut-Uélé : Quand la présumée corruption étouffe la vérité, même les justes deviennent vulnérables
La société civile du Haut-Uélé, prise dans son ensemble, est restée muette face à la société Kibali Gold Mine. Face à l'appât du gain, il semble que certains acteurs civiques aient été contraints de renoncer à la vérité.
La province a été secouée par un incident dramatique : les opérations de minage dans la concession de la société minière ont projeté des pierres jusqu'à l'hôpital CHK, situé à quelques mètres seulement du site d'extraction de l'or. Cet événement, qui a mis en danger la vie des patients, intervient dans un contexte où l'ombre de la corruption plane déjà lourdement. On rapporte que les leaders de la société civile du territoire de Watsa auraient difficilement pu résister à la tentation des billets de banque.
Cette situation amène la population à s'interroger avec amertume sur le rôle réel des soi-disant coordonnateurs des différentes organisations de la société civile.
Que font-ils véritablement ?
La société civile défend-elle encore les citoyens ?
Pourquoi gardent-ils le silence sur les sujets essentiels, précisément quand il faudrait s'exprimer ?
Les habitants accusent l'ensemble de la société civile d'avoir été corrompue par Kibali Gold Mine. Selon eux, les structures suivantes seraient compromises : la Société Civile du Congo, les Forces Vives, la Nouvelle Société Civile du Congo, la Société Civile de la RDC, la Société Civile des Révolutionnaires, la Société Civile de la Solidarité et la Société Civile du Peuple Congolais. Toutes, il est présumé, préféreraient se taire, renonçant ainsi à défendre la cause noble de leur communauté en détresse.
Suite aux investigations de votre média, qui vous informe en temps réel avec la plus grande rigueur et professionnalisme, il a été rapporté que les députés provinciaux du Haut-Uélé auraient demandé par écrit une visite du bâtiment hospitalier endommagé. L'objectif est d'ouvrir un dialogue avec la société Kibali Gold Mine concernant le trou dans la tôle, causé par un projectile provenant du site minier adjacent à l'hôpital CHK.
La population, quant à elle, exige que soit envisagé le déplacement de cet hôpital, dont la proximité avec la mine représente un danger intolérable, ou, à défaut, la suspension des activités minières. La vie humaine étant sacrée, cet impératif doit primer sur toute autre considération.
Les autorités nationales et internationales se doivent de prendre très au sérieux cette affaire, qui engage la sécurité des populations de la cité minière de Durba, dans le territoire de Watsa, au nord-est de la République Démocratique du Congo.