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L' Insécurité à Watsa : La population excédée interpelle les autorités

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Date de Publication : 1 day ago

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La cité de Watsa, chef-lieu du territoire éponyme dans la province du Haut-Uélé, est en proie à une vague d'insécurité persistante qui exaspère ses habitants. Des incursions répétées de bandits armés, manifestement bien renseignés, ciblent des domiciles et mettent en péril la vie des citoyens.

La situation a atteint un point critique dans la nuit du lundi 13 octobre 2025, lorsque plusieurs foyers ont été la cible d'attaques coordonnées. Monsieur Atsidri Adroma Jean-Pierre a été victime d'un vol à main armée, au cours duquel il a été dépossédé de 1 000 dollars américains et de nombreux biens de valeur. Le même soir, Monsieur Zuza Trésor a subi une agression brutale à son domicile ; il a été roué de coups, blessé au visage, puis dépouillé de ses effets personnels.

Face à cette escalade de la violence, l'exaspération de la population se mue en colère et en défiance envers les services de sécurité. Les interrogations fusent quant à l'efficacité réelle des dispositifs en place :
Que fait le service de renseignement, dont la mission est d'anticiper de telles attaques ?
La police nationale congolaise est-elle encore en mesure d'assurer la protection des personnes et de leurs biens ?

Des voix s'élèvent pour exiger des réformes structurelles urgentes, voire le remplacement des responsables sécuritaires jugés défaillants. « S'ils sont incapables de sécuriser la cité, qu'ils cèdent la place. Leur silence est assourdissant et frise la complicité », a déclaré, sous couvert d'anonymat, un notable local.

La société civile, qui a récemment organisé des journées « ville morte » pour protester contre cette situation, tire à nouveau la sonnette d'alarme. Elle appelle à une intervention ferme des autorités provinciales et nationales pour prévenir tout risque de soulèvement populaire ou d'actes de justice expéditive, qui seraient incontrôlables.

La sécurité des citoyens n'est pas une option, mais un droit inaliénable que l'État a l'obligation constitutionnelle de garantir.


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