La réponse du berger à la bergère, David Aioku Ideni répond à Jules « Watsa n’est pas une poubelle » .
Watsa, Haut-Ué/ Une vive tension sociale s’est installée à Watsa suite à des déclarations publiques attribuées à M. Jules Unega, perçues comme injurieuses envers la Ligue des Autochtones du Territoire de Watsa (LATW) et ses membres. Par la voix de son secrétaire exécutif, M. David Aioku Ideni, la structure a opposé une réponse sans équivoque à ces attaques, dénonçant un comportement qu’elle qualifie de « provocateur, désinvolte et irresponsable ».
S’appuyant sur des propos relayés par Lumière Digitale Média, M. David Aioku Ideni a fustigé le ton employé par M. Unega, qui aurait affublé la LATW de l’appellation infamante de « groupe de cons ». Une invective que le représentant autochtone juge indigne et profondément insultante pour une institution incarnant l’identité et la défense des droits des communautés ancestrales. « Il ne s'agit plus d'opinions divergentes, mais d'un discours méprisant visant à dénigrer une organisation reconnue et des autorités coutumières légitimes. Watsa n'est pas un dépotoir d'idées déséquilibrées », a-t-il martelé avec une solennité empreinte de gravité.
Le leader de la LATW a, par ailleurs, souligné que l’implication dans la vie publique du territoire exige impérativement le respect, une compétence avérée et une loyauté indéfectible envers ses institutions, au premier rang desquelles figurent les autorités coutumières, garantes de la cohésion sociale. Il a également tenu à exprimer son entière solidarité envers M. Bahati Kambusa, chef de bureau intérimaire des Mines à Watsa, qu’il estime être la cible imméritée d’une campagne de dénigrement orchestrée par M. Unega Jules.
« Notre territoire n’est pas à vendre. Ceux qui s’imaginent pouvoir piétiner nos valeurs et nos repères sociaux doivent être rappelés à l’ordre. Trop, c’est trop », a conclu M. David Aioku Ideni, lançant un appel aux chefs coutumiers pour qu’ils ne tolèrent plus la présence d’individus aux agissements pernicieux et provocateurs.
Ce rappel à l’ordre, aussi clair que déterminé, se veut un signal fort pour la préservation de l’autorité, de l’équilibre et du respect qui doivent impérativement régir la conduite des affaires publiques sur la terre de Watsa.