Watsa : Travaux défectueux sur l’axe Maitulu Arnaud Iragi (ORC) dans le collimateur de l’AMUSANI
Le territoire de Watsa, dans le Haut‑Uélé, est actuellement le théâtre d’une vive polémique concernant les travaux de la route de desserte agricole Kokoro‑Awilaba‑Maitulu. Financés du fond tiré de 0,3 % Dot Kibali par OSG et réalisés sous le cahier des charges du secteur, ces travaux sont au cœur des critiques de l’Association AMUSANI, qui en impute la responsabilité à M. Arnaud Iragi, gestionnaire de l’entreprise ORC (Construction des routes L’Oriental). Ce dernier est décrit par l’association comme « arrogant », « incompétent » et peu soucieux de la qualité des ouvrages.
Lors d’une déclaration publique, le président de l’AMUSANI, David Aioku Ideni, a fermement dénoncé ce qu’il qualifie de « désastre technique » sur l’axe Maitulu, attribué, selon lui, à une gestion déficiente de M. Arnaud Iragi. « Il ne s’agit pas seulement de travaux médiocres ; c’est un manque de respect envers nos infrastructures et les habitants de Watsa », a-t-il affirmé.
L’association exige par conséquent le remplacement immédiat du gestionnaire, considérant que la mission confiée à ORC requiert des compétences techniques et logistiques que M. Iragi ne semble pas posséder. « Notre territoire n’est pas un champ d’expérimentation pour des opérations improvisées », a souligné M. Aioku Ideni.
Il a également lancé un appel pressant au gouvernement provincial et à l’équipe de contrôle des infrastructures, les exhortant à inspecter sans délai l’état d’avancement des travaux : « Il est impératif de constater la situation sur le terrain, nos routes ne sauraient rester en chantier perpétuel ».
Selon l’AMUSANI, ces travaux de desserte agricole sont essentiels pour permettre l’évacuation des produits agricoles et redynamiser l’économie locale. Or, à ce jour, les tronçons concernés restent en piètre état, ce qui rend leur réhabilitation d’autant plus urgente.
En conclusion, l’association rappelle aux autorités que le territoire de Watsa ne peut se contenter de promesses : il exige des réalisations concrètes. « La population attend des routes durables, et non des travaux qui se dégradent avant même d’être achevés », a finalement rappelé David Aioku Ideni.